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Restauration scolaire : un débat utile après un travail mené en concertation

Article publié le 12 octobre 2018

Voici le texte de notre intervention au cours du débat sans vote organisé par la majorité municipale lors du Conseil du mercredi 10 octobre.

«En France un enfant sur deux mange à la cantine et c’est plus de 60 % des élèves du primaire qui la fréquentent. Le temps de la restauration scolaire est un temps éducatif, essentiel pour apprendre à vivre ensemble mais également pour sensibiliser les enfants à la nutrition, à l'hygiène, au respect des animaux et au développement durable. C’est un de lieu de découvertes culinaires et d'activités ludiques. L'implication du personnel et des parents est également un enjeu essentiel. La restauration scolaire ne se limite donc pas seulement à la quantité de nourriture Bio.

Néanmoins, 86% des parents d’élèves sont favorables à l’augmentation du bio dans la cantine, comme le révèle une enquête d’Agir pour l’environnement. Selon les résultats d’une enquête BVA menée en avril 2018, 51% des parents sont également pour des alternatives végétariennes au moins une fois par semaine à la cantine. De plus en plus de voix s'élèvent afin de dénoncer la surconsommation de viande, notamment chez les plus petits.

Le sondage local, certes d’une portée limitée, effectué par notre groupe montre les mêmes tendances à La Garenne-Colombes.
Le déjeuner couvre environ 40% des besoins journaliers d’une personne et représente pour beaucoup d’enfants le repas principal de la journée ; d’où son importance pour la santé.

Le gaspillage alimentaire est moralement inacceptable et de manière pragmatique il est évident qu’en jetant moins, nous économiserons de quoi acheter des aliments de meilleure qualité.

Les achats publics représentent en France 15% du PIB et ont un rôle déterminant pour les filières créatrices d’emplois et respectueuses de l’environnement. C’est par la commande publique que les élus vont traduire leurs intentions par des faits visibles sur le terrain.

Nous sommes heureux que ces sujets que nous ne cessons de défendre en conseil municipal aient trouvé un écho favorable auprès de la majorité. Nous nous félicitons aussi de la méthode à la fois sur le fond et sur la forme. Le cahier des charges a pris en compte la grande majorité des enjeux de développement durable le long du cycle de vie des aliments et pas seulement le bio mais aussi la qualité nutritive et gustative, le gaspillage alimentaire, les déchets, la nature et l’origine de l’approvisionnement. La création d’une commission ad hoc affaires scolaires / marchés a permis des échanges intéressants. Il est évident que cette initiative sera à renouveler pour la nourriture des crèches ainsi que celle du restaurant des employés de la mairie.
L’expertise d’une nutritionniste extérieure est une initiative constructive. Dans une perspective plus large, la participation de la commune à des centrales d’achat du type Sivu CoCliCo des villes de Colombes et de Clichy est à étudier.

Maintenant sur le choix de l’offre de restauration scolaire, il y a sur la table trois options possibles avec respectivement 20%, 40% et 60 % en nombre de produits bio.

L'offre à 60% a pour spécificité pour faire simple, de concentrer le non-bio quasi-uniquement sur les viandes avec pour celle-ci un choix exigeant du label rouge. Cette proposition assez originale a pour conséquence de minimiser le surcoût tout en conservant la pertinence écologique.
A périmètre constant le passage de 40% à 60% de bio coûterait environ 60 000 euros supplémentaires soit moins de 4% du budget total de ce marché. Si on considère un coût complet du repas d’environ 10 euros (incluant entres autres les frais du personnel de service), ce choix génère un surcoût de moins de 2% par rapport à l’option cible de 40%.
Il nous semble que nos enfants méritent l’option à 60% avec donc un effort financier très modéré que nous recommandons fortement.»

A la suite de notre intervention, la majorité a refusé de nous suivre vers cette marche supplémentaire (60% de bio et non pas 40%) pour les motifs suivants :

Cela n’amènerait qu’à ajouter les pains et les salades comme nouveaux aliments bio ;
Le passage de ces aliments au bio est pourtant extrêmement pertinent pour les enfants !

L’effort de 60 000 euros pour le budget communal n'est pas négligeable ;
Si ce n'est effectivement pas négligeable, il reste abordable compte-tenu de l'enjeu de santé.
D'autres postes de dépenses peuvent aisément être supprimés, par exemple :
les 22 bornes arrêt-minute (plus de 6 000 euros par borne !)
la patrouille à cheval des ASVP (40 000 euros par an)

Les parents ne sont pas prêts à payer plus, le sondage présenté n'est pas représentatif ;
Ce sondage est en ligne avec les résultats menés au niveau national
L'échantillon est certes limité, mais le maire, lui, affirme sans aucune référence à l'appui

Cet article est associé aux thématiques suivantes :
- Quotient familial cantine
- JO Conseil Municipal
- Petite Enfance
- Finances
- Développement durable


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