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Chronique d'une pollution cachée

Article publié le 22 février 2019

Le site situé rue Médéric a abrité de 1971 à avril 2012 un atelier de traitement de surface exploité par la société CHIMICOLOR.
L'exploitant a notifié la cessation d’activité du site en 2012. Dans le cadre de la cessation d'activité, des investigations sur les sols et les eaux souterraines ont été réalisées. Elles ont permis de mettre en évidence une pollution des sols et des eaux souterraines par des composés volatils cancérogènes dans une zone limitée du site. La nappe est située à seulement 15 mètres de profondeur.
Le site, d'une superficie d’environ 1300 m2, est implanté dans un quartier résidentiel (maisons individuelles et habitations collectives). Pendant plus de quatre décennies les riverains de l’installation ont été exposés à des composés cancérogènes en forte concentration.
Ni la mairie, ni la préfecture n’ont jamais fait d’investigation sur la pollution de ce site au beau milieu de la ville. Sans la ténacité incroyable d’un riverain, ce scandale écologique avec potentiellement des conséquences graves sur la santé des riverains aurait été complètement passé sous silence.
Les travaux de remise en état du site par l’exploitant visant à supprimer les sources de pollution ont été réalisés. Néanmoins, les derniers prélèvements dans les eaux souterraines et les gaz de sol ont montré une contamination restante non négligeable. L’analyse des risques a conclu à la compatibilité de l’état des milieux avec l’usage résidentiel projeté. Néanmoins, compte tenu des pollutions résiduelles et des dispositions constructives prévues, des restrictions d’usage sont nécessaires. Ainsi, l’exploitant prévoit d’encadrer l’usage du terrain afin de limiter les utilisations et un suivi de la qualité des milieux (gaz de sol et eaux souterraines) s’avère nécessaire. Un arrêté préfectoral encadre cette surveillance.
Actuellement les autorités concluent que, malgré la présence de composés cancérogènes en concentrations non négligeables, la situation est sans risque prévisible mais doit demeurer sous surveillance. Quelle confiance accorder à cette analyse ?
Les nouveaux acquéreurs du projet immobilier sont-ils bien au courant de la situation comme la loi l’oblige ?
Quelles mesures de vigilances la mairie va-t-elle prendre pour garantir la santé des riverains considérant le peu d’entrain de la commune à répondre aux questions des riverains ?
Que sait-on de la situation des nombreux projets immobiliers en cours ?
Beaucoup d’interrogations demeurent.

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- Tribunes libres
- Urbanisme
- Développement durable


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